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Visuel 2017

 

 

Éditorial

 

 

Notre festival célèbre cette année sa vingt-cinquième et dernière édition. Un quart de siècle de passion partagée pour cette Amérique latine, si proche et si lointaine à la fois. Ce n'est pas un quelconque désenchantement lié à la contre-révolution conservatrice qui s'installe sur le continent américain, ou le peu d'inclination de la plupart des médias européens à donner une vision objective de la réalité de ces pays qui nous poussent à arrêter. Mais simplement le vieillissement de notre collectif et le trop petit nombre de bénévoles véritablement engagés dans l'organisation du festival. Toute activité humaine suit une courbe et culturAmérica a atteint une dimension et un niveau d'exigence qu'il serait difficile de maintenir dans l'avenir.

 

Aujourd'hui, notre festival est une référence en Amérique latine. Pau, le Béarn et la Bigorre y sont des territoires mieux connus et amis. Nous pouvons être fiers du travail accompli, d'avoir fait venir au pied des Pyrénées des écrivains comme le mexicain Paco Ignacio Taibo II, le chilien Hernán Rivera Letelier, l'argentine Elsa Osorio, le cubain Leonardo Padura, le chilien Luis Sepúlveda ou l'uruguayen Carlos Liscano.

 

Ainsi que des conférenciers de la taille du bolivien Evo Morales, de l'ex-président costaricien Rodrigo Carazo Odio, du frère dominicain Henri Burin des Roziers, l'avocat des sans-terre brésiliens. Sans oublier la « grand-mère de la Place de Mai » Buscarita Imperi Roa, le syndicaliste et résistant hondurien Carlos Humberto Reyes, l'avocat des droits de l'homme chilien Eduardo Contreras ou l'équatorien Mario Conejo, maire de la ville d'Otavalo.

 

Des journalistes brillants comme le brésilien Emir Sader, la mexicaine Gloria Muñoz, l'espagnol Ignacio Ramonet, les français Bernard Cassen, Maurice Lemoîne et Christophe Ventura, nous ont permis de mieux comprendre les évolutions sur ce sous-continent et les leçons que nous pouvons en tirer.

 

De grands chanteurs et musiciens, pratiquement inconnus en France, ont eu la chance de se produire dans notre pays grâce à notre invitation : la mexicaine Ofelia Medina, la chilienne Francesca Ancarola, le cubain Raúl Torres, la vénézuélienne Prisca Dávila, les argentins de La Diabla dúo, la mexicaine María Inés Ochoa, l'uruguayen Quintín Cabrera, la chilienne Pascuala Ilabaca, la colombienne Marta Gómez. L'historique groupe chilien Quilapayún a, selon ses propres dires, relancé sa carrière en 2005 grâce à culturAmérica.

 

Les peintres, photographes et plasticiens de talent ont aussi pu s'exposer dans notre festival : « le photographe des écrivains » Daniel Mordzinski, le cubain Eduardo Guerra, l'argentine Patricia Sicardi, l'équatorien Hugo Ruales Hualca, les mexicains Nicolás de Jesús et Ivan Torres, le chilien Roberto Matta et tout le collectif MACLA.

 

Enfin, en partenariat avec le cinéma Le Méliès, de nombreux réalisateurs et réalisatrices sont venus présenter leurs films : Carmen Castillo, Ishtar Yasin, Gustavo Guayasamín, Enrique Colina, Inti Briones etc...

 

Un grand merci à ceux qui ont créé ce festival : Jean Ortiz, Maïté Extramiana, Jean-Pierre Bouzou, Jacques Augié, Marie Desvois, Sarah Vinard… et à toutes celles et tous ceux qui, dans l'ombre, l'ont porté pendant ces 25 années.

 

Nos remerciements vont aussi au Méliès, notre partenaire historique, aux différents maires et élus palois qui ont compris l'intérêt de ce festival pour le rayonnement de notre ville et l'ont soutenu, à l'UPPA, et à tous les enseignants et élèves qui ont monté des projets pédagogiques sur l'Amérique latine.

 

Et enfin un grand merci au public fidèle qui nous a suivi tout au long de notre parcours.

 

Une belle aventure s'achève, d'autres naîtront. ¡Hasta siempre!

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